Trop de substances chimiques dans les produits cosmétiques

 

L'association engagée et experte de l'UFC-Que Choisir veint de classer 1000 produits comme contenant des substances « indésirables », dont 23 « hors la loi ». 

 

 

 

Prix, parapharmacie, étiquettes trompeuses : attention aux idées reçues. 

Les perturbateurs endocriniens et les allergènes sont présents dans de nombreux produits et dans des marques plutôt inattendues… 

 

 

Quels effets sur la santé ?

 

Deux types de substances toxiques sont pointées du doigt :

 

– Les perturbateurs endocriniens :  

Les perturbateurs endocriniens sont hélas partout : eau, alimentation, emballages en plastique, produits d’entretien, cosmétiques etc. Susceptibles de modifier le système hormonal, ces substances nocives peuvent avoir des répercussions diverses sur la santé : altération des fonctions de reproduction, malformation des organes reproducteurs, développement de tumeurs au niveau des tissus producteurs ou cibles des hormones (thyroïde, sein, testicules, prostate, utérus…), perturbation du fonctionnement de la thyroïde, du développement du système nerveux…

 

– Les allergènes :

Les allergènes, que vous retrouvez aussi bien dans les cosmétiques et les parfums que dans les produits ménagers, sont "une bombe à retardement", prévient 60 millions de consommateurs. "Ils n’agissent au premier contact mais peuvent mettre des mois voire des années à déclencher des dermites (affections de la peau), eczemas, rhinites ou asthmes".

Aujourd’hui, 25 à 30 % de la population est concernée par une maladie allergique, un chiffre en constante augmentation, note l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).  L’eczema représente 15 à 20 % des allergies, l’asthme 7 à 10 % et la rhinite-conjonctivite allergique 15–20%.

 

 

Alors quels produits peut-on privilégier ?

 

Cosmétiques : Les crèmes solaires, les tampons périodiques, les crèmes hydratantes et les rouges à lèvres et les vernis à ongles sont chargés de substances potentiellement toxiques. "Pour les produits de beauté et d’hygiène surtout, plus que jamais, il faut faire simple", conseille Olivier Kah, physiologiste et directeur de recherche émérite au CNRS. "Préférez le naturel, comme le savon de Marseille". Il est également recommandé de favoriser les cosmétiques labellisés bio, où la réglementation est plus encadrée. Après, le plus sûr reste de faire ses cosmétiques soi-même. 

 

Produits d’entretien : Pour le nettoyage, utiliser vinaigre blanc, savon noir, bicarbonate.

Cuisine : "80% de l’exposition aux perturbateurs endocriniens se fait par le biais de l’alimentation", explique Sandrine Gras, porte-parole de l’association Générations cobayes sur France Info. Elle recommande de privilégier la cuisine maison, les produits bios et éviter les plats préparés. Autre conseil : Jeter les vieilles poêles, préférer les ustensiles en verre qu’en plastique et éviter le film étirable.

 

Pour la dernière liste de mise en garde par l'UFC-Que Choisir : https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/ 

 

Une partie de cet article est issue de Sud-Ouest Magazine.